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La cession de la Savoie et de Nice à la France

le par - modifié le 09/01/2022
le par - modifié le 09/01/2022

En avril 1860, les électeurs du duché de Savoie et du comté de Nice votent à la quasi-unanimité leur rattachement à la France. La cession de ces deux territoires est la contrepartie du soutien de Napoléon III à l’entreprise d’unification italienne menée par le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II.

 

 

L’alliance franco-piémontaise face à l’Autriche

Napoléon III veut mettre un terme à l’ordre instauré par le congrès de Vienne (1815) fondé sur l’équilibre des puissances et la domination de l’absolutisme (Autriche, Russie) et récupérer les territoires frontaliers perdus à la suite de l’effondrement de l’Empire en 1814-1815, à savoir le duché de Savoie et le comté de Nice (intégrés par la France révolutionnaire en 1792-1793).

Les patriotes italiens aspirent à la constitution d’un État-nation et à l’unité italienne (Risorgimento). L’échec du mouvement révolutionnaire italien en 1848-1849 (« Printemps des peuples »), écrasé par l’Autriche, les amène à privilégier une voie monarchique, autour du roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II. Napoléon III, défendant le principe des natio...

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